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C’est la première fois que nous serons séparés pour aussi longtemps depuis nos deux ans et quelques mois de relation.

C’est la première fois que nous ne dormirons pas ensemble durant quatorze nuits consécutives.

C’est la première fois que nous ne voyagerons pas ensemble.

C’est la première fois, et pourtant j’ai espoir que ce ne sera pas si difficile que ça.

Parce que ce n’est pas la première fois que je nous fais confiance.

Parce que ce n’est pas la première fois que nous prenons des chemins différents pour un temps.

Parce que ce n’est pas la première fois que nous voyons notre relation comme la “cerise sur le sundae” de nos vies indépendantes.

Parce que ce n’est pas la première fois que nous nous disons “à tout à l’heure”…

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Je serai sur la route islandaise jusqu’au 11 juillet… Je tenterai de pondre à distance des textes que je viendrai poster ici par la suite…à bientôt!

“Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C’est seulement un bon moment à passer”-Romain Gary

Je suis à mi-chemin entre l’âge adulte et l’adolescence, à califourchon sur deux époques de ma vie, en train d’essayer d’arrêter de rêver avec drame et démesure et de laisser entrer la sagesse du quart de siècle. Angoisse, quand tu nous tiens!

Parfois obsédée par la normalité et la convenance, souvent en quête furieuse du bonheur. Amoureuse et sérieuse, passionnée et résolument gauche(ère). J’ai la chance de pouvoir vivre de ma plume (journalistique), mais je m’enfarge encore dans les craques de trottoirs, je pleure presqu’autant que je ris, et je me tache irrémédiablement en buvant mon thé.

La discorde perpétuelle entre mon cœur et ma tête –à savoir qui prendra le dessus quand vient le temps de camper mes décisions dans ma vie d’adulte– font de moi quelqu’un d’un peu déjanté qui aime chanter sur son vélo (que j’use six mois par année) et…dans les karaokés (que je tâche de ne pas fréquenter plus d’une fois par six mois).

Fana de musique, de ciné, de télé, de lecture, je vis avec Chéri-à-la-barbe-de-trois-jours-perpétuelle dans un charmant cinq pièces (et demi!) dans le “soon-to-be-trendy” Hochelaga-Maisonneuve. La vie avec lui est un long fleuve tranquille, ce qui, pour la première fois de ma vie, ne me donne pas envie de me sauver à la nage. Chéri est mon antithèse de par sa mesure, sa confiance, son calme et sa rationalité qui lui permettent de savourer l’instant présent sans le remettre en question. J’aime à me dire parfois que c’est pour nous que le dicton “Les contraires s’attirent” a été écrit… Ce bonheur si simple (et tellement déroutant), je tente de le prendre, comme il vient… Ceci ne me rend pas moins enfoirée affective, loin de là, mais me place définitivement dans la catégorie “chouette pour une fille en couple”.

Sous peu, je bosserai de la maison, mi-employée, mi-pigiste. Pour le moment par contre, je ne songe qu’à m’envoler et voyager… Je suis moi, avec toutes les contradictions que cela implique…

Enfoirée affective : énoncé éminemment scientifique et s’appliquant à nous trois. Terme désignant une jeune femme, propre de sa personne ayant tous les morceaux à la bonne place, pas conne du tout mais gérant sa vie affective comme une débile profonde. Elle attire les mauvais patterns et choisit/préfère, pour des raisons incongrues (ou évidentes) les méchants (surtout ceux à barbe de 3 jours) aux gentils. Elle se met constamment les pieds dans les plats, dit toujours les mauvaises choses au mauvais moment, drague les hommes en couple, ne regarde jamais les timides célibataires – et quand elle le fait, ils lui présentent leur meilleur ami. Mais lorsqu’elle en trouve enfin un, elle l’aime à s’en arracher l’estomac mais préfère prendre la fuite à la moindre tuile. L’enfoirée affective a une propension incroyable à tout réfléchir, à tout mettre en perspective, le plus souvent pour rien, plutôt que de profiter de l’instant présent. L’enfoirée affective veut une vie comme dans les films ou les romans ou les chansons mais pas selon les convenances, parce que c’est d’un ennui… On remarque que très souvent, l’enfoirée affective est balance, et le combat se fait entre sa tête et son cœur. Elle semble avoir un besoin viscéral de souffrir en amour pour se sentir vivante. L’enfoirée affective est un peu comme une princesse dans un conte de fées, c’est juste que son diadème est tout croche…

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