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Cette semaine, j’ai envie de vivre à New York. Accrochée à la série Felicity, je rêvasse. Je me vois, tendance avec Chéri, déambuler dans les rues de la grosse Pomme, avec un super appart comme dans P.S. I love you, et une chronique ultra-payante comme Carrie Bradshaw, la vraie vie quoi!
La semaine prochaine, j’aurai le goût de Paris. Je me verrai coquine et timide comme Amélie, mais résolument amoureuse, accrochée à Chéri sur sa mobylette, tout près de notre pied-à-terre dans Montmartre.
Dans un mois ce sera bloddy Great Britain. Edimbourg, Cardiff, Londres ou Dublin, je ne sais trop. Il y aura définitivement de beaux accents et un vent de l’océan qui me fouettera le visage.
Une bonne semaine, j’apprécierai sûrement vraiment ce que j’ai. Un chez-moi montréalais avec un amoureux que j’aime, un chouette boulot de la maison, un vélo qui m’amène là où j’en ai envie.
Chéri: En tout cas, elle pétait toujours des coches, elle faisait des psychodrames avec tout et rien.
Moi (AKA l’angoissée chronique): Oui, mais j’en fais jamais moi des psychodrames?
Chéri: Oui, mais toi, tes psychodrames, ils valent la peine.
Je l’avais sûrement rêvé…Chaque nuit que j’ai passé en Islande ayant été parsemée de songes incongrus, irrationnels…Est-ce dû à l’air pur, au soleil de minuit ou aux elfes qui se cachent entre les plaques tectoniques et sous les geysers? Est-ce la musique de Björk et Sigur Ros ou le murmure de l’océan Atlantique, tout près des volcans et des glaciers? M’enfin…. Je l’avais imaginé…un peu, peut-être. Je l’avais certainement souhaité.
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Sortir de l’avion, le sac à dos lourd de souvenirs, d’images et de vêtements sales, les cheveux secs à cause des eaux sulfureuses des lagons, les yeux asséchés par l’avion, les joues rouges de fatigue et de bonheur. Traverser la douane, la déclaration, passer les grandes portes où tout le monde de l’autre côté de la vitre regarde pour voir si tu arrives…. Passer à côté de lui, sans le voir, parce que c’est papa et maman qu’on cherche. Voir les parents, les embrasser, et soudain, l’apercevoir passer derrière la colonne où il s’était caché… Sourire, s’exclamer, l’étouffer avec son sac à dos en l’étreignant…l’embrasser en sautillant, et se réfréner, parce que…les parents sont là quand même!
Retourner à la maison, avoir un million de choses à raconter, avoir de la difficulté à exprimer ce qu’on a ressenti durant le périple, se rendre compte à quel point il nous a manqué. Se rendre compte à quel point ON lui a manqué.
Profiter du weekend qui s’étire, passer du temps ensemble, être bien.
Ge: On se voit quand?
Steph: Ça dépend du raisin? Nahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh même en presque couple, je n’oublie pas les amies, mais ce soir, je fais une entrevue et j’ai le party de fête de mon ami Marc-André et demain, je vais voir Edouard Baer avec le raisin…Mercredi, jeudi après 18h30 ou vendredi?!
Ge: Un raisin, de kossé? Mercredi ou jeudi, chez moi? Je vais à Québec vendredi.
Steph: Va lire mon blogue Ge, t’es en retard. Valérie et moi sommes de retour sur Raisin Contact. En fait, je me suis inscrite lundi ou mardi dernier et je suis désabonnée depuis hier car j’ai trouvé mon raisin. La première rencontre et BANG! Mercredi serait l’idéal for me.
Ge: My god!!!! Je veux tout savoir moi là!
Steph: Il s’appelle Laurent. Mi-Français. 29 ans. Blond. Yeux bleus. Beau comme un coeur. Drôle. Il sait s’exprimer. Historien de formation. Professeur. Intelligent. Fou de moi. Il a encore un projet de recherche et devra aller en France souvent : vols et comptes de dépense payés pour lui et sa compagne. L’essentiel, quoi!
Ge: Muahaha….Je suis tellement contente, j’exulte!
Steph: J’ai de la misère a être excitée : c’est comme trop beau pour être vrai.
Ge: Halte, le cynisme est INTERDIT!!!! Amélie et Nino, mobylette, bisous et musique, n’oublie pas!
Steph: Oui, je suis Amélie et il est Nino. C’est l’image la plus proche de la réalité! Ahhhhhhhhhhhhh c’est un rêve magnifique. Il est époustouflant. Il sent si bon. J’vous ai dit qu’il sent bon?!
Steph: Faudrait que vous le rencontiez pour soit 1) le trouver magnifique 2) me péter ma bulle et me dire que c’est le dernier des connards que la Terre a porté. Et toi, l’Islandaise, raconte!
Ge: Je finis mon premier shift de matin.qc.ca à 13h30. Je vais écrire un texte pour les enfoirées après. Mes parents ont amené Nicolas à l’aéroport pour me surprendre vendredi.
Steph: Et les retrouvailles?
Ge: Magiques. Comme le pays d’ailleurs. Val, tu es où, où traînes-tu ton 5 pieds neuf aujourd’hui?
Steph: Tu vas poster mon bonheur écoeurant?!
Ge: Ben pourquoi pas? C’est très…enfoirée affective de s’emballer non?
Steph: Vu comme ça, j’admets. Mais où est notre Valérie Nationale?!
Val: Ah putain, elle cherche l’idée du siècle dans les rues de Montréal! Moi, j’ai un raisin ce soir, j’espère avoir la même chance que Steph et tomber sur le bon, du premier coup. Ceci dit, je suis dispo mercredi aussi! Chez moi?
Ge: Ah je sais, un pique-nique! Il annonce beau toute la semaine.
Steph: Parc Laurier?
Ge: Ça me va.
Val: Ah oui! Ça marche pour moi! Tout le monde apporte un petit truc et on fait un pot commun!
Ge: Oui. 6h30 donc?
Steph: Vendu! Ah, j’ai hâte!
Steph: Yes madame. Alors, Val, parle-nous de ton raisin de ce soir?!
Val: Mon raisin, Yanick. C’est bizarre mais je ne le sens pas vraiment, comme s’il était trop playboy à mon goût… Mais bon, test de chimie oblige, un verre plus tard et je suis partie si ça fitte pas!
Steph: Moi, je le sentais, mon raisin. Et son sourire m’a convaincu!
Val: Ah toi!!!
Steph: Je m’excuse. Suis un peu trop gaga!
Ge: Moi je la laisse être gaga, c’est pas tous les jours mettons…
Val: Mais non! Tu le mérites tellement! Ah tiens, voici ce que j’ai reçu d’un gars après lui avoir répondu ceci : «merci pour ton message, malheureusement, je ne peux y donner suite, bonne chance dans tes recherches». Sympa non? Je l’ai dénoncé à RC : merci de ton message, mais je suis juste une conne et je suis là pour niaiser et je suis trop épaisse pour l’avouer, alors, les gars continuer de perdre vos temps, j’aime ça!!!! Crisse de gros verre d’eau, vous êtes tous une grosse gang de chienne et à ce que je peux voir, c’est le site par excellence ici, ”tu paie comme un cave, les grosses crisses de vache comme vous vont vont vous niaiser et l’argent va rentrer.. Des femmes comme vous, ça mérite de se faire battre!!!!!! Je te souhaite d’en rencontrer un qui va t’en calisser une bonne, tu vas finir par la perdre ta petite crisse de gueule d’agace pissette!!!!
Ge: My god!
