Je l’avais sûrement rêvé…Chaque nuit que j’ai passé en Islande ayant été parsemée de songes incongrus, irrationnels…Est-ce dû à l’air pur, au soleil de minuit ou aux elfes qui se cachent entre les plaques tectoniques et sous les geysers? Est-ce la musique de Björk et Sigur Ros ou le murmure de l’océan Atlantique, tout près des volcans et des glaciers? M’enfin…. Je l’avais imaginé…un peu, peut-être. Je l’avais certainement souhaité.

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Sortir de l’avion, le sac à dos lourd de souvenirs, d’images et de vêtements sales, les cheveux secs à cause des eaux sulfureuses des lagons, les yeux asséchés par l’avion, les joues rouges de fatigue et de bonheur. Traverser la douane, la déclaration, passer les grandes portes où tout le monde de l’autre côté de la vitre regarde pour voir si tu arrives…. Passer à côté de lui, sans le voir, parce que c’est papa et maman qu’on cherche. Voir les parents, les embrasser, et soudain, l’apercevoir passer derrière la colonne où il s’était caché… Sourire, s’exclamer, l’étouffer avec son sac à dos en l’étreignant…l’embrasser en sautillant, et se réfréner, parce que…les parents sont là quand même!

Retourner à la maison, avoir un million de choses à raconter, avoir de la difficulté à exprimer ce qu’on a ressenti durant le périple, se rendre compte à quel point il nous a manqué. Se rendre compte à quel point ON lui a manqué.

Profiter du weekend qui s’étire, passer du temps ensemble, être bien.